Vita contemplativa.

J'ai vu ma vie défiler devant mes yeux. Je me suis laissée emporter par la tendre torpeur, le délire du coma. J'ai la tête qui tourne, les mains qui tremblent, le corps tout entier ensorcelé, mais l'esprit vide. Souvenirs embrouillés, gestes absents. C'est la fin. La fin de la roue qui tourne, des tracas, de la vie. Plus rien ne jaillira de moi, j'abandonne. Mais avec la joie au coeur, car j'ai vécu. La vie d'artiste a tué la femme de lettres. À présent, il est temps de retourner à la mort d'avant la vie.


Ce blog n'a plus rien à vous donner.

# Posté le samedi 28 mars 2009 14:27

Modifié le samedi 28 mars 2009 16:37

Schtroumpfette

Schtroumpfette
tu es une inconnue pour moi. je ne te reconnais pas. je sais pourtant que tu t'es immiscée dans ma vie, lors d'un passé douteux. j'en suis consciente. mais ton visage ne me dis rien. dans mes vagues souvenirs, tu étais plus belle, plus rayonnante, plus pure. tes traits ont changé, j'en suis persuadée. tu t'es détruite, avec le temps. je me trompe? tu as voulu le chercher trop loin, ton prince adoré. encore la même quête, n'est-ce pas? tu semblais si heureuse, satisfaite de ta vie, à cette époque. tout a changé dans tes yeux. c'est vide. et au-delà du néant, subsiste les monstres, les créatures de tes cauchemars, la douleur qui persiste. je le devine très bien. and i don't even know you.



i'm blue.

you left just because i wasn't here enough for you.
so just another drink in the fucking afternoon.

and everything's okay.

# Posté le mercredi 25 mars 2009 15:50

queen upon the main.

queen upon the main.



fuck, fuck, fuck.

il fait zéro degré à montréal en ce lundi soir. dans mon coeur, ça gèle. dans ma tête, ça bouillonne. pis mes yeux coulent, j'sais pas trop si c'est normal. c'est quoi? de l'eau? de l'évaporation? est-ce que ça se boit? c'est salé, un peu. ça goût drôle. ça goûte comme quelqu'un qui aurait besoin de rire ou de se changer les idées. ça goûte comme quelqu'un qui voudrait changer de corps, ou de monde. ça goûte pas assez fade pour être ignoré. mais ça goûte pas assez fort pour que les autres s'en rendent compte, on dirait. ils passent devant moi, comme si rien n'était. y'a que moi qui s'en aperçoit, alors. c'est pas juste. pourquoi moi? pourquoi y'a que moi qui pleure dans ce monde? le jeu recommence. il continue.

je t'aime ma princesse.
je veux ton bien.

# Posté le lundi 23 mars 2009 20:07

kristina je t'aime.

kristina je t'aime.
« Parce qu'à chaque jour, on meurt un peu. J'ai laissé une bonne partie de moi derrière et j'veux plus la retrouver. Je sais pas, je sais plus. Jue prend trop de place, j'ai du mal à me retrouver là-dedans. J'me mord la lèvre inférieure à en saigner, so what, j'me sens mieux. Le gout salé me rassure. I'm so fucking wasted. C'est le chaos dans ma tête, chaque fois j'me retrouve seule. J'ai envie de pleurer, de hurler. J'ai envie de me faire mal pour m'assurer que je suis encore vivante. J'veux me retrouver, mais en même temps, non. Les démons vont refaire surface. J'ai froid, j'ai chaud. Je veux vivre, je veux mourir. Je veux rire, je veux pleurer. I've got a headache, but it feels good. Ca va se replacer, j'imagine. Des fois, j'me regarde dans un miroir et j'ai envie de m'écrire FAKE dans le front. De me mettre 2 pouces de maquillage pour m'assurer de me cacher convenablement. De m'acheter des vêtements trop amples pour m'y perdre. De me faire coudre la bouche, 'cause i always feel like a lie. A fucking big lie. Yé minuit, j'suis fatiguée, j'suis crevée, j'fixe mon cellulaire, j'entend ma mère me dire bonne nuit et puis, ce soir, je tire ma révérence. S'pas officiel. Du tout. J'écris n'importe quoi, j'm'en fou, y'a que Eva qui va prendre le temps de me lire. De lire quoi au juste? Ma tête. J'ouvre mon crâne, j'écris every single word qui me passe par l'esprit, j'me relirai pas, j'en ai pas envie. J'suis fatiguée, merde et puis cette image, je l'aime même pas, elle me représente pas, mais je la mets pareil. Elle représente rien pour moi. J'ai pas envie de lui trouver un sens. Tu lui en trouveras un et tu m'en feras part. Présentement, j'ai besoin que quelqu'un pense à ma place, qu'il y ait un coeur qui ne bat pas pour rien et des yeux pour voir plus loin. 00h07. J'bats des records. J'vais m'endormir la face dans le clavier, mais quand je vais me coucher, j'vais angoisser. À croire que le ronronnement de l'ordinateur me rend paisible. Sûrement, j'y suis tellement habituée.

Ah pis fuck.

Bonne nuit. 00h10. Presque 11. »

# Posté le mercredi 18 mars 2009 19:50

«Elle lui soutira son âme, à lui, dans son corps, à elle.

Mais, vraiment, c'était quelque chose de si fauve et de si acharné, qu'on aurait dit qu'elle voulait laisser sa vie ou prendre celle d'un autre dans chacune de ses caresses.»

Ma Diabolique.

folle d'esprit, folle de son corps, folle de toi. folle à rendre la folie contagieuse. folle à folâtrer, toujours gaiement et sans contraintes. folle à en propager le goût et l'envie. folle jusqu'aux confins des profondeurs, jusqu'à l'apothéose des bassesses. folle à tenter sa chance jusqu'à la mort.
duchesse, que je t'aime.

# Posté le lundi 16 mars 2009 18:30

SEXTASY.

SEXTASY.












Le meilleur régal du diable, c'est une innocence.

# Posté le mardi 03 mars 2009 10:10

Oranges sanguinaires.

Oranges sanguinaires.
J'aime parler avec toi, parce que
même dans tes myriades de mensonges,
j'ai toujours le dernier mot.

... que j'aime me tordre de douleur à force de t'aimer trop.

L'idée de l'impossible nous réconforte. Les limites sont bien réelles : les rendre tangibles est rassurant. Peu à peu, je réalise que je transpose mes rêves les plus grands, mes fantasmes les plus inusités et mes désirs les plus fous dans la réalité, et cette pensée m'est terrifiante. C'est comme Windows et Mac. Les fichiers sont fucking pas comptatibles. Pis finalement, ça traîne de la marde partout où ça passe.
ERROR.
Virus database.
Trojan.
Ah pis, fuck it.

C'est si excitant, de vivre dans un monde, dans un corps et dans un esprit délimité.
Tu ne cesses de grandir, tu exploses de ta coquille.
Tu bouges, tu danses, dans ta cage, devant cette prison d'admirateurs.

out of control.

# Posté le jeudi 05 février 2009 21:02

Modifié le mardi 10 février 2009 05:42

ping and pong are my friends.



C'est si facile de détruire quelqu'un, de tuer ses espoirs,
d'assassiner son futur, de démolir ses rêves, ses aspirations, ses désirs, ses vouloirs.
C'est un jeu non-équitable auquel on ne se risque pas contre une joueuse aussi féroce que moi.


Un à un, je les déchiquette. Je les regarde droit dans les yeux, fermement et profondément, afin de lire dans leur âme. Je connais parfaitement leurs intentions. Mais la mienne est d'une outrageuse valeur. Je sème la discorde et la controverse : et je récolte les larmes, les cris, les supplications. Oui, je les regarde droit dans les yeux, avec audace. Avidement. Comme si j'attendais quelque chose de plus de leur part. Alors, ils s'énervent, se tourmentent, se torturent de trouver une solution, un remède à mes maux-dits. Et c'en est jouissif. Parce qu'il n'y a plus rien à faire pour les sauver, parce que c'est peine perdue pour eux, et qu'ils ne veulent pas l'admettre. Ils sont ces fourmis que j'écrase du pied, ces moustiques que je tue d'un coup de la main. Quel cruel plaisir de les voir baisser le regard, de serrer la mâchoire et de faire demi-tour, les mains nues. Je souris, narcissiquement, dans mon coin, sur mon trône, seule, là où tous peuvent m'apercevoir sans m'atteindre. Qui sauvera l'autre?


Ce soir, j'ai eu mal. Mon c½ur a crié, mais je l'ai étouffé en me mordant jusqu'au sang. Mes yeux ont pleuré, mais les larmes se sont taries avant de couler. Un quart de seconde plus tard, j'étais redevenue de marbre : mon c½ur de pierre s'est durci, ma coquille s'est épaissie, mon esprit mieux dissimulé que jamais.


Si tu m'aimes, tu m'accepteras comme je suis. Tu accepteras mon non-amour en retour de l'affection que tu me portes. Parce que tu sais que je ne sais pas aimer. Que je n'ai jamais appris comment faire ou quoi dire. Et que ce n'est pas de sitôt que ça changera.
Je ne suis pas prête. Pas encore. Ni bientôt.
On a tous nos défauts.
Au revoir.

# Posté le dimanche 01 février 2009 00:12

Modifié le lundi 02 février 2009 20:47

Fiévreuse et Polaire.

Les flocons de neige dansaient sous mes yeux, à l'extérieur, là où le vent fait rage. J'observais, impassible, cette tempête glaciale, la tasse entre les mains, brûlante de café Mocha. Je m'imaginais être l'un d'entre eux, un de ces minuscules flocons à l'aspect unique et complexe, constamment entouré de ses comparses, mais pourtant si seul et à l'abandon dans son désert blanc. La naissance amorcée, il tombe déjà de son nuage moelleux, se laisse emporter par le vent, la vague, le mouvement, se laisse choir péniblement, se fait piétiner, victime de son destin. La vie suit son cours, lentement, mais sûrement. Ce jour-là, je me trouvais dans ce bistro, un peu par hasard et sans trop de raisons précises. Les gens bourdonnaient autour de moi, je les voyais sans les regarder, les entendais sans les écouter, les touchais sans les sentir. Je n'avais que faire de tous ces êtres inutiles à mes côtés. J'étais en moi, dans une dimension totalement différente, mon esprit recroquevillé dans mon corps. Chacun de mes sens étaient concentrés à ressentir le corps étranger qui tentait de faire intrusion en moi. Je le sentais proche. Elle était en moi, la véritable bataille, la réelle tempête. La glace s'effondre et tourbouillonne.

# Posté le vendredi 30 janvier 2009 21:18

Hystérie.

Hystérie.
On se redécouvre?

# Posté le lundi 19 janvier 2009 03:33